L’illumination des sens

Par hdab
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Espoir mouvant à la source de nos volontés de vivre, parfois illusoire mais souvent d'une profondeur absolue. Il est là, diffus dans l'air, parsemé par des mains féériques à travers nos vies et nos histoires. Trempé de sincérité, il est inébranlable et peut transporter au-delà de toute frontière, il est infini s'il se nourrit de lui-même, il se pare de tant de formes et de couleurs à travers les lieux et les âges. Espérance.

Une onde lumineuse et permanente dans un monde éphémère. Un doux sentiment qui parfume nos cœurs. Sentiment qui jamais ne ment, à ne résolument pas confondre avec passion suivie de désillusion. Fragrance.

Désir effervescent émanant d'un esprit incandescent, il inonde le ciel et la terre, il relie les êtres de toute éternité. À l'origine de toute civilisation, il est l'Alpha et l'Omega des histoires et origines des peuples, aucune base stable ne peut être élaborée sans sa présence. Evanescence.

Il est allié à la beauté des nymphes, il est chanté et loué par toutes les bouches. Capable de mouvoir les montagnes, il est le fluide indispensable de la vie. De douces maximes le décrivent, sa beauté ne peut être contemplée sans qu'une transformation ne s'opère en nous. Réminiscence.

Il se rit des chagrins celui qui n'en a jamais reçu ! Il est un guide pour les âmes perdues, de son fait l'humanité se perpétue, que ne reconnaît-on sa prééminence sur tout ressenti, sa seule présence efface les tourments. Immanence.

Il débute par un frisson, se poursuit par l'aveu, s'exalte avec le désir, se cherche dans l'attente, se construit dans la promesse. Innocence.

Il peut être offert mille fois qu'en rien il n'appauvrit son donateur, bien au contraire, il l'enrichit de nombreuses caresses profondes et suaves.  Le temps n'a aucune emprise sur lui, il demeure lorsque tout flétrit. Transcendance.

Assouvi il est soulagement pour l'âme meurtrie, source de douleurs sans fin s'il est ignoré, il est le ciment des cœurs et des corps, que rien ne peut détruire lorsqu'il est pur. Délivrance.

Le tout premier atome a émergé de lui, puis ont éclos milles pétales d'une rose qui forma son univers, délivrant toutes ses senteurs, ses couleurs, afin d'emplir tant d'êtres de ce bonheur qu'il procure. Abondance.

Une explosion de saveurs trouve son origine en lui. À la foi doux, sucré, amer, il scinde les êtres dans une osmose des corps, dans une symbiose des esprits. Tendresse, délicatesse, volupté sont ses épithètes, il émane de lui un rayonnement divin, qui, vagues après vagues, transforme l'humain. Effervescence.

L'ordonnancement des relations lui est soumise, sans son aval rien ne perdure, il n'en résulte que la bassesse de l'assouvissement des égos. C'est le fluide intérieur qui permet de jauger ses semblables avec l'œil de la bienveillance en toute circonstance : " Fais à autrui comme tu veux qu'on te fasse " est la règle de conduite qu'il promulgue. Résurgence.

Il commence par une caresse, se découvre par le temps, se nourri de sentiments, extasie les sens, puis transporte les âmes au firmament. Appétence.

Les jouissances du temps sont entre ses mains, ne pas s'ouvrir à lui mène à la perte, puis à l'effacement, et quelle fin tragique ! Peut-on décemment passer une vie sans s'y ressourcer ? La chose est impossible, rien ni personne ne peut durer sans le rencontrer et s'y attacher. Congruence.

Les larmes coulent en sa présence, le sang se verse dans son absence, rien ni personne ne lui est insensible, il a fait couler tellement d'encre, fait vibrer tant de cœurs, animé de si nombreuses langues, l'Homme n'est Homme que par sa présence. Rémanence.

L'autre devient partie de soi, une adhérence entre des individualités réputées incompatibles devient possible sous son emprise, féminin et masculin ne font plus qu'un, ennemis deviennent entités indissociables par le plus pur des miracles. Munificence.

À l'orée des sensations, au tréfonds des actes, il daigne s'exprimer lorsqu'il le juge opportun, sans jamais rendre compte ni demander consentement. Il se meut de lui-même, allant où bon lui semble, frappant tel la flèche de Cupidon, qui il veut, quand il veut, au détour d'une ruelle, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Son acte est toujours généreux, son abnégation est sans limite. Abondance.

Gare à celui qu'il quitte, le tourment et le tumulte prennent impitoyablement sa place, tels des vautours affamés, prêts à dévorer tout espoir, ne laissant que souffrance et émoi sans possibilité de soulagement. Seul son retour peut lever l'enchantement et panser les cicatrices du passé. Patience.

Il apparaît avec le sourire, se révèle dans le regard, se magnifie par le mot, se transcende par le toucher, puis se loge dans le cœur. Conscience.

Il déclare sa flamme au monde, le submerge de sa lumière jour après jour. Rien ne vaut sa présence pour générer l'entente cordiale dans une cellule familiale, un groupe, une société. Il se décline dans toutes les langues et les communautés, il prend maintes formes et noms, mais reste toujours le même. Connivence.

Indescriptible est son influence sur le tout, magiques sont ses résultats en nos fors intérieurs, indispensable est sa présence dans nos cœurs, ses bases constitutives sont la paix et la foi, sans lesquelles il ne peut s'établir de manière permanente, quelle douce sensation l'accompagne chaque fois, lorsqu'il établit le contact entre deux créatures. Adhérence.

Tous les mots du cosmos ne suffiraient pour le décrire, mais un seul regard peut le contenir, un seul geste peut lui suffire, si celui qui le reçoit le mérite. Confidence.

Il fut, il est, il sera, l'infinie ivresse qui mène à l'illumination des sens : l'AMOUR !

 

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